Comment financer une création d’entreprise? 

L’apport personnel et le prêt bancaire sont souvent les leviers principaux permettant de financer la création d’une entreprise. Néanmoins, il existe d’autres possibilités. Crowdfunding, love money, business angels, levée de fonds, aides financières…, voici un tour d’horizon des diverses possibilités.

73940272 - hand putting coin on coins stack with concept idea saving money and nature sunset background

L’apport personnel et le prêt bancaire : la solution courante

Pour financer une création d’entreprise, l’apport personnel demeure la solution la plus courante. Si vous avez suffisamment d’économies pour porter votre projet, vous êtes totalement autonome et vous n’avez pas de comptes à rendre. Néanmoins, si votre projet nécessite un budget conséquent, que ce soit pour l’achat de matériel, de locaux ou de matières premières, l’apport personnel peut se révéler trop limité. Il est en revanche indispensable pour contacter une banque afin d’obtenir un prêt bancaire. La solution du prêt ou du crédit-bail (cas où la banque est propriétaire des actifs achetés avec le crédit) permet souvent de financer la création d’une entreprise. Sachez cependant que les banques ne prêtent quasiment jamais plus de 80 % de la somme totale, d’où l’importance d’avoir un bon apport personnel au départ. A noter aussi que les établissements bancaires prêtent essentiellement pour des dépenses concrètes (achat de locaux, de matériel).

La solution du crowdfunding

Le crowdfunding est apparu au cours des années 2000. Il s’agit d’une technique innovante pour trouver des investisseurs. Le principe est simple. Il s’agit de contacter des investisseurs extérieurs par le biais d’internet. Vous devez faire connaître votre projet, exposer en détail vos objectifs, les perspectives envisagées, et séduire des internautes prêts à se joindre à l’aventure. Dans le cadre du crowdfunding, chaque investisseur va apporter une somme modeste. Elle peut être de quelques dizaines ou centaines d’euros, voire quelques milliers au maximum. C’est donc le nombre qui peut faire le succès de cette méthode. A noter que les sommes investies peuvent être des dons, des prises de participation au capital ou des prêts avec ou sans intérêts.

La love money et les business angels

Pour rester dans les anglicismes, la love money et les business angels sont deux solutions de financement de création d’entreprise à prendre en compte. La love money est un apport financier constitué par vos proches : famille et amis. Selon leurs moyens, ils peuvent vous aider dans votre projet et prendre des risques avec vous. Attention toutefois, car il est parfois délicat de mêler relations affectives et argent, surtout si la réussite n’est pas au rendez-vous. Pour ce qui est des business angels, le rapport est totalement différent. Il s’agit de particuliers désireux de placer une partie de leur argent dans des projets qu’ils estiment rentables. Il s’agit souvent de cadres supérieurs, d’anciens chefs d’entreprise ou d’entrepreneurs qui veulent saisir des opportunités. Si les start-up ont un profil parfaitement adapté aux business angels, ils peuvent s’associer à des activités très diverses. C’est la pertinence et la cohérence de votre projet qui peut les séduire. A noter qu’ils investissent généralement plusieurs milliers d’euros et que ce chiffre peut monter à plusieurs centaines de milliers d’euros dans certains cas.

crowfunding

La levée de fonds par le biais du capital-risque

Ouvrir une partie de son capital à des actionnaires extérieurs par le biais d’une levée de fonds est également un moyen de financer un projet de création d’entreprise. Cette méthode concerne essentiellement des sociétés innovantes possédant un fort potentiel de développement. Les actionnaires extérieurs sont en effet là pour faire de l’argent à plus ou moins court terme. Ils recherchent des projets s’appuyant sur une innovation, qu’elle soit commerciale ou technique, et positionnés sur des niches prometteuses. L’investissement en capital-risque est généralement compris entre 5 000 et 50 000 euros par souscripteur, autant dire des sommes importantes. Il existe même des fonds régionaux ou nationaux pouvant investir jusqu’à 1 million d’euros sur un projet. En échange, ils obtiennent des parts de la société, dont ils deviennent actionnaires minoritaires, ou des obligations convertibles en actions, voire des bons de souscription d’actions.

Les aides financières et sociales

De nombreuses aides peuvent être accessibles pour créer une entreprise. Parmi les aides financières, on retrouve notamment les prêts d’honneur à taux zéro. Ils peuvent être accordés par des entreprises, des filiales, voire des réseaux de création d’entreprise (Réseau Entreprendre ou les Plateformes Initiative par exemple). La banque publique d’investissement Bpifrance peut également être contactée, celle-ci pouvant se porter garante auprès des banques pour un montant allant jusqu’à 200 000 euros. En ce qui concerne les aides sociales, il faut être demandeur d’emploi au moment de la création de l’entreprise pour en bénéficier. Dans ce cadre, on retrouve l’Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise (ACCRE) qui consiste en une exonération des charges sociales durant 12 mois (sauf CSG et CRDS). Quant à l’Aide à la Reprise ou Création d’Entreprise (ARCE), elle permet de percevoir, en deux fois et sur six mois, 45 % des allocations-chômage restant dues.

Les aides fiscales, à l’innovation et au développement

Il est possible de bénéficier d’une réduction d’impôt pouvant aller jusqu’à 15 250 € ou 50 % de sa rémunération sur un an (que ce soit sur le salaire ou sur les frais réels). Cette aide fiscale est attribuée à des sociétés comptant au moins deux salariés (pas plus de 250) et réalisant un chiffre d’affaires de moins de 50 millions d’euros. A noter que pour en bénéficier, il faut souscrire au capital de la société et s’engager à ne pas revendre ses parts durant cinq ans. Les aides à l’innovation et au recrutement peuvent également être précieuses pour financer un projet de création d’entreprise. La French Tech, les collectivités territoriales et Bpifrance sont les acteurs principaux à contacter pour en bénéficier. Ces aides peuvent prendre la forme de crédits d’impôt recherche ou de crédits d’impôt innovation. Enfin, il existe plusieurs aides au recrutement. Parmi celles-ci, les plus importantes sont le contrat d’apprentissage, l’aide à l’embauche de personnes handicapées, le contrat de professionnalisation, le contrat unique d’insertion – contrat initiative emploi, l’exonération de charges sociales patronales dans les zones d’emploi à revitaliser, ou encore la réduction générale des cotisations patronales sur les bas salaires…

PACK CREATEUR

Des guides et fiches pratiques pour lancer son activité

ACTUALITES